Il y a peine un mois nous dénoncions, déjà et encore, deux marées noires en moins de trois jours.
Une première, le 1er juillet, de 500m de long sur 40 mètres de large à été repérée au large du Cap Sacru dans le Cap Corse, elle était constituée de fuel et, a été survolée par l’avion de la douane arrivé sur zone moins d’une heure après son signalement. Cette nappe bien que repérée à temps et survolée par des moyens de surveillance maritime n’a en aucun cas été traitée.
Une seconde, le 2 juillet, longue de 18 km de long et 300m de large, s’est présentée devant l’étang de Diana. Elle aussi repérée avant qu’elle ne touche la côte pas les services maritimes. Composée de fuel elle a été traitée par trois vedettes par brassage… et a été réduite de 18 à 14 km. S’il ne s’agissait de la défense de notre patrimoine marin il y aurait de quoi rire, des ronds dans l’eau pour diluer, et réduire une nappe de polluant…
Le Poulpe et U Levante en tant qu’associations de défense de l’environnement agréées par la préfecture de Corse n’avaient pas manqué de poser quelques questions :
Force est de constater que l’histoire se répète et que les mêmes causes produisent les mêmes effets dans une morne indifférence.
Ces rejets d’hydrocarbures, qui sont le quotidien de la Méditerranée, constituent la mort programmée de notre mer.
Ces pollutions à répétition sonnent comme de véritables avertissements.
Il est honteux et indécent que la Corse, avec ses 1000 km de côtes et que, particulièrement le Canal de Corse, (qui nous le rappelons accueille 1/5 du trafic pétrolier méditerranéen) ne soit pas équipée de matériel et d’équipes capables de surveiller et d’intervenir efficacement pour protéger notre littoral de ce type de catastrophe.
Il est honteux et indécent que les boues de fonds de cale continuent à être vidangées en pleine mer et non dans des cuves de rétentions.
Il est honteux et indécent de vouloir nous faire croire, au travers de l’Union Pour la Méditerranée, que l’augmentation du trafic maritime va de pair avec le développement durable et la protection de l’environnement.
Les peuples bordant la Méditerranée ne doivent en rien payer l’augmentation du trafic maritime, que ce soit pour des raisons touristiques ou industrielles, par la dégradation de leur environnement naturel et historique.
Le Poulpe et U Levante vont bien entendu porter plainte contre X pour ce dégazage, comme pour les précédents, sans grande illusion mais avec l’espoir que ces différents rappels nous permettront d’envisager une gestion des catastrophes plus efficace dans l’avenir…
Associations U Polpu et U Levante